Lundi 7 septembre 2009
La projection du documentaire sur les Doors a eu lieu au Centre International de Deauville, dans une salle immense de presque 1500 places.
Tom DiCillo a présenté son film en début de séance avec, en arrière-plan,une  photo géante  de Jim, tout sourire.
Le film débute par une série d'images qui défilent à une telle  allure que cela en est presque étourdissant.
Puis des extraits de "HWY" introduisent la suite où le réalisateur n'a rien oublié: leurs débuts, leurs disques, leurs concerts (en particulier les très célèbres de New-Haven et Miami), le procès de Jim, son exil à Paris et sa triste fin.
Le narrateur n'est autre que Johnny Depp en personne.
Durant tout le film, est-il besoin de le préciser, la bande-son ne contient que des extraits de la musique des Doors.Quelle ambiance, je ne vous dis que ça, vous imaginez Jim à fond...
Même s'il y a peu d'inédits, le tout s'enchaîne à merveille, c'est un vrai plaisir pour les yeux et les oreilles et c'est toujours aussi émouvant de revoir Jim vivant.
Quelques séquences que je ne connaissais pas et surtout celle qui est restée gravée dans ma mémoire: Jim assis dehors torse nu qui tourne la tête et éclate de rire.
Trop beau! Il faut absolument que je  retrouve cette scène...
A la fin du film, Tom DiCillo reçoit les applaudissements du public, puis vient le moment  des dédicaces et des photos.Il est très accessible et discute facilement. mais en anglais, bien sûr.
A la mort de Jim, il n'avait que 17 ans. L'avait-il rencontré?
Après cette mémorable journée ( quand cela concerne Jim, c'est toujours mémorable, forcément) passée à Deauville avec Brigitte, dont j'ai enfin fait la connaissance et Lidwine, je suis rentrée la tête pleine de musique et d'images qui ont défilé toute la nuit dans mes rêves, celles d'un blond se superposant à celles du brun...
Jim, si tu savais combien de personnes  se souviennent  encore de toi, pas forcément  de la façon dont tu le souhaitais,tu ne le croirais pas.
En si peu de temps, tu as su marquer ton époque  pour toujours.
  
Tom DiCillo au cours de la séance de dédicace
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Mercredi 2 septembre 2009
Dimanche, je vais à Deauville voir le documentaire sur les Doors intitulé "When you're strange".
Je suis  contente de pouvoir voir Jim sur grand écran, ce sera la première fois. Trop cool!
Le film passe deux fois dans la mème journée.Me laisserai-je tenter pour le regarder une deuxième fois ou irai-je voir autre chose?
En tous cas, je ne savais pas que le festival était ouvert au public, je croyais que c'était réservé à une certaine catégorie de personnalités.
C'est une copine que j'ai connue par l'intermédiaire de ce blog qui m'a dit avoir sa place, alors je me suis dit pourquoi pas moi?
Je me suis rendue à la Fnac et voilà, je suis revenue avec mon billet.
Merci Brigitte, grâce à toi, je vais me faire vraiment un gros plaisir!
Par dominique - Publié dans : musique
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Jeudi 27 août 2009

Je n'y croyais pas et pourtant ça m'est arrivé.
J'avais un bracelet-montre défectueux depuis des mois, aussi avais-je décidé de le faire remplacer pendant mes vacances.
Pourquoi suis-je entrée justement  dans cette petite boutique au si joli nom, dans une rue piétonne au coeur d'Avignon?
Je n'aurais jamais dû, quoique...Il n'y a pas de hasard, juste le destin.
Je ne citerai pas de nom dans cet article dans le but de préserver l'anonymat du lieu et de la personne.
En voyant cet horloger avignonnais, j'ai eu un flash.Je n'en croyais pas mes yeux.
Habituellement, ils sont vieux et sans intérèt; là, quand je me suis retournée, je suis tombée nez-à-nez avec Jim Morrison, mais blond.(pas mal, non plus!).Ouah, putain, le mec!Oh, pardon...
Des cheveux longs et bouclés, des yeux bleus, un sourire nonchalant se déroulant lentement, une voix chaleureuse, une allure cool, en un mot, canon.Tout chez lui me rappelait Jim.
Je suis tombée immédiatement sous le charme et en plus, il m'allumait!
C'était trop beau, je ne pouvais pas laisser passer cette chance et repartir comme j'étais venue, impossible! Une telle occasion ne se représenterait pas.Il me fallait un prétexte pour revenir et je l'ai trouvé.
Nous avons fini par faire plus ample connaissance, lui, complètement inconscient de sa ressemblance avec Jim, puis l'admettant en le prenant pour un compliment (tu parles!) et nous découvrant des affinités pour le rock et la moto( il roule en 750 BM).Le courant est tout de suite passé entre nous.
Autre point commun avec Jim: il ne porte pas de sous-vètement!Oups! Ben oui...
Si vous le rencontrez, méfiez-vous de lui, ne vous laissez pas ensorceler par son sourire charmeur, c'est un tueur, un briseur de coeurs, mais il est tellement craquant, comment résister?
Comme toutes les bonnes choses, les vacances ont une fin, leur belle histoire aussi et je suis rentrée  avec regret, des souvenirs plein la tête et une idée fixe: retourner à Avignon pour le revoir.
C'est devenu une véritable obsession.Je n'arrête pas de penser à lui.Il me manque trop...
Si  le destin vous apportait Jim Morrison sur un plateau, vous sauriez résister à la tentation? Moi, non!!!
Je n'avais qu'une envie, le manger tout cru et je me suis régalée.Je n'ai pas honte de le dire, je me suis fait énormément plaisir.
"Tu sais, Jim, tu me fascines mais tu vois ce que tu me fais faire?Mais, entre nous, je n'ai aucun remords!"

Par dominique
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Mercredi 26 août 2009

Ce livre,dont le titre complet est"Les cavaliers de l'orage,ma vie avec Jim Morrison et les Doors", rédigé par le batteur du groupe comme chacun sait, est de la  dynamite à l'état pur qui fait voler en éclats tout ce qui est paru à ce jour.
On m'avait dit que c'était le plus fidèle  à la réalité et je veux bien le croire.
Il fait passer les journalistes, ou soit-disant amis, qui avaient écrit la vie de Jim, pour des charlatans.
Dès les premières phrases, il se dégage une réelle émotion, on sent qu'il a perdu un ami en Jim.
Des sentiments contradictoires se succédent : tour à tour, c'est l'admiration, l'obsession, l'amertume, la douleur, le chagrin.
Il nous fait revivre la descente aux enfers du groupe, provoquée par Jim et contre laquelle ils étaient impuissants.
Ils l'ont regardé s'autodétruire et détruire le groupe sans réagir.
Ils étaient prêts à le suivre n'importe où, même s'ils ne savaient pas ce qu'il ferait parce que c'était...Jim.
Quel charisme!... ou quelle psychose?
Par contre, lui savait ce qu'il allait faire pendant les concerts.Tout était prémédité.
Et à Miami, il ne s'est rien passé, bien sûr!
John se sent coupable de ne pas avoir réussi à sauver Jim.
Il n'avait pas compris qu'il était malade.
Tout ce qu'il a enduré pendant ces années, il l'a fait pour la musique car c'était sa vie.

Il ne savait ni ne voulait faire autre chose.

Il nous dévoile une version plus plausible de la mort de Jim, de laquelle je suis beaucoup plus convaincue que toutes celles plus tordues les unes que les autres.
Jim disait : "Je me vois comme un ètre humain intelligent et sensible avec une âme de clown qui me force toujours à tout rater aux moments les plus importants"
Mais non, tu étais drôle et toujours prêt à la moindre facétie dont certaines m'ont encore fait sourire!

Par dominique - Publié dans : musique
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Lundi 24 août 2009

Ce livre est une synthèse dont il ressort que ce sont les fans des Doors, stimulés par les médias, qui ont "starisé" Jim mais ils n'ont pas répondu à son attente.
Il a en vain fait plusieurs tentatives lors des concerts pour essayer de les faire réagir mais ils étaient tous là pour le voir et non l'écouter.
Quelques traductions de certains propos nous démontrent à quel point il cherchait à les faire sortir de leur léthargie.
Ce qu'il disait ne les faisait pas "bouger", ils attendaient du spectacle et le concert de Miami en a été la parfaite représentation.
Le ras le bol et un dégoût pour son public l'ont décidé à devenir une anti-star.
Il s'est métamorphosé pour ne plus ressembler à cette image de rockstar et de dieu du sexe que le public s'était fait de lui, puis il s'est exilé à Paris où il a essayé de démarrer  une nouvelle vie mais le sort en a décidé autrement, ou alors est-ce lui qui en a décidé?Il y aurait  eu de quoi...

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Samedi 4 juillet 2009
Il y a 38 ans,Jim était retrouvé mort dans sa baignoire,au petit matin, rue Beautreillis.
De quoi est-il vraiment mort?
Où est-il mort exactement?
Y a t'il eu des témoins?
Pourquoi tant de mystères?
Le doute plane toujours...

Accompagnée de ma belle-soeur, j'ai vécu mon premier 3 juillet parisien.
La première étape a été, bien sùr, le Père-Lachaise où nous avons retrouvé Martine qui, aprés une tentative pour escalader la barrière de sécurité afin de déposer des fleurs, s'est vue en interdire l'accès ainsi que le Fan-Club. Pas cools, les vigiles!
La tombe est encore plus triste de d'habitude, presque rien dessus, un crâne, un cercueil d'un goût douteux, pas une seule photo.
Petit crochet par la tombe d'Alain Bashung, toute aussi triste...
Nous sommes allées déjeuner Rue de la Roquette où nous avons été rejointes plus tard par Nico, notre président,Tom le guitariste,Marie-Christine qui fréquentait le Rock'n Roll Circus à la méme époque que Jim, Mick alias Stone, Mojo et sa grosse moto.
A signaler au passage que le bar "La Renaissance" est fermé pour cause de changement de propriètaire.
Donc, tous les fans se sont donnés rendez-vous au bar d'en face, ce qui doit bien arranger les affaires du patron.
A l'intérieur,sur les murs, des photos, des livres, des affiches de Jim et sur grand écran, passent en boucle des films sur les Doors, avec la musique, bien sûr.
On y retrouve Romain,15 ans ( le portrait de Jim !) et son père qui ont visité récemment l'Ouest Américain dont Los Angelès, sur les traces de Jim.
Quelques tètes connues, Jean-Yves Reuzeau, Gilles Yéprémian, des membres de groupes "Tribute des Doors", des tatouages  à la pelle, mais pas un seul de vraiment réussi: la beauté est inimitable...
Aux tables, ce sont des reportages, des échanges ou des ventes de photos de Jim.
On parle de tout et de rien, mais quand mème de lui, forcément.Comment ne pas le faire? On est là pour lui.On se laisse aller en évoquant quelques anecdotes de sa vie
Certains  chantent,  jouent  de la guitare, mais que du Doors.
Nous profitons de la confusion générale pour subtiliser quelques affiches placardées partout dans le quartier.Pour moi, ce sera deux, j'avais envie d'un souvenir matériel en plus de mes photos.
Comme toutes les bonnes choses, cette journée a une fin et nous devons regagner notre train en sachant que le soir,les parisiens organisent une session au studio avec les musiciens, les veinards...D'ailleurs, j'ai regretté de ne pas rencontrer Geoffrey le batteur, on avait des comptes à régler!Ce sera pour la prochaine fois mais d'ici là, un autre conflit aura tout effacer.
Pas mal de gens ont fait faux bond, n'est-ce pas Karine, Patrice et les autres?
Vous ne savez pas ce que vous avez raté...Une ambiance à la Morrison!
En attendant, je vais placarder mes affiches chez moi...Qu'en pensez-vous?
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Mercredi 24 juin 2009

Un nouveau 3 juillet se profile à l'horizon, donc bien sùr,un voyage à Paris s'impose.
Ce sera les retrouvailles avec Martine et d'autres membres du forum mais aussi peut-étre la rencontre avec de nouveaux contacts invités à participer, mais viendront-ils? Karine, Patrice...

Ma belle-soeur va méme m'accompagner, plus on est de fous...
Vous aurez un petit compte-rendu  de la journée à mon retour

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Mardi 21 avril 2009

Je viens de me faire un petit plaisir: le double CD, import USA, introuvable en France à ce prix-là, du concert de Détroit (Michigan) au Coba Arena le 8 mai 70.
Ce concert est dans la mème veine que  le Pittsburgh du 2 mai, mais en version plus longue.
Ils sont aussi excellents l'un que l'autre et pourtant  si différents...
Jim avait vraiment une pêche d'enfer à cette époque et quelle voix!
Et toujours prêt à discuter avec le public!
Et les musiciens assurent, comme d'habitude: que des versions longues  pour "When the music's over" et "The end" (17 minutes) et presque 20 pour "Light my fire".Epoustouflant!
Ils nous gratifient de reprises superbement interprétées et d'une version méconnaissable de "Love Hides", seules les paroles nous rappellent la version originale.
Plus de 2 heures d'écoute, un vrai régal.
Encore un que je n'ai pas fini de savourer!

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Samedi 18 avril 2009
Croyez-vous aux fantômes et aux esprits?
Ce n'était pas trop mon truc mais il vient de m'arriver une chose insensée qui pourrait me faire changer d'avis.
Je venais de me réveiller et voulant m'accorder encore quelques instants de répit, j'ai refermé les yeux.
C'est alors que j'ai entendu des murmures et senti quelqu'un s'asseoir sur le lit, contre mes jambes, alors que j'étais seule dans la maison.
J'ai cru que c'était une idée que je me faisais mais je sentais la pression s'accentuer contre ma jambe droite.
J'ai alors commencé à ouvrir tout doucement les yeux et j'ai vu un homme brun aux cheveux longs bouclés, vêtu d'une veste sombre et d'une chemise blanche s'éloigner en souriant.
Je pourrais jurer que c'était Jim.
J'ai voulu prononcer son nom mais impossible d'articuler cette syllabe et dès qu'il a  disparu, j'ai retrouvé l'usage de la parole.
Maintenant, je crois les gens qui disent avoir perdu  momentanément la  parole lors d'émotions intenses.
Je ne suis pas folle, ne bois pas, ne me drogue pas  et je suis sûre que j'étais réveillée et que je n'ai pas rêvé. 
Depuis,j'ai cette image  imprimée sur les rétines et je ne pense qu'à ça.
Et si c'était vrai?




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Mercredi 1 avril 2009
Essayer de retrouver tous ces endroits où Jim a traîné en 71 n'est pas chose aisée.
C'est pourtant ce que nous avons fait, ma copine Martine et moi, en ce radieux mardi de printemps.
Nous commençons par le 17 rue Beautreillis où Jim vécut au troisième étage droite.C'est un bel  immeuble de pierre ancien avec moulures, sculptures et autres, au pied duquel un grand porche garde l'entrée.
A l'angle de la rue, un petit malin a modifié la plaque: à la place de rue Beautreillis est écrit rue de la cock(pourtant c'était pas son truc) et au-dessus la moitié de l'effigie de Jim, taguée sur la pierre.
Ensuite, nous avons arpenté le quartier jusqu'à la place des Vosges où Jim aimait s'asseoir sur un banc pour écrire.
Nous avons déjeuné place Ste Catherine, à 2 pas, sur une petite terrasse,un havre de paix sans voiture.
Ma copine se rappelait avoir vu rue Mouffetard ( celle de la sorcière de Gripari ) une peinture représentant Jim et nous l'avons retrouvée, un peu détériorée, sous des arcades avec d'autres.
Il est représenté debout, derrière son micro, "this is the end" écrit verticalement sur le coté.
Ensuite, l'étape suivante a été le Pére-Lachaise, bien évidemment, une rose rouge à la main ( amour-passion, eh oui!) et là, je n'ai pas pu résister à cette envie d'escalader les barrières de sécurité pour aller toucher la stèle, pas de vigile à l'horizon, profitons-en!
Est-ce dû à tous ces bruits qui courrent sur lui? mais je n'ai pas ressenti ces ondes habituelles, comme s'il était absent. Et si c'était vrai?
Même des Américains nous ont demandé "Where's Jim Morrison" et nous, de nous faire un plaisir de les y conduire!Il faut dire qu'avec nos T-Shirts, les autres savaient tout de suite pour qui on était venues.
A quelques pas, petit clin d'oeil  à Alain Bashung dont la tombe est recouverte de milliers de fleurs jaunes et blanches, mais curieusement, celle de Jim draine plus de monde.
Martine habitait Paris en 71 mais ne connaissait pas encore les Doors.
Et si elle avait croisé Jim sans le savoir?Les boules...
Mais un homme ivre n'attire pas vraiment les regards, on l'ignore et il passe inaperçu la plupart du temps.
C'est ce que Jim recherchait en venant à Paris: l'anonymat.
En déambulant dans les rues, je me disiais que, peut-être , je marchais exactement dans ses pas, il y a 38 ans déjà.
D'avoir parlé de lui toute la journée avec quelqu'un d'aussi passionné que moi, je suis rentrée la tête pleine de mots et d'images . 
Prochain rendez-vous le 3 juillet...
Par dominique - Publié dans : musique
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